Plus de 400 000 retraités travailleraient pour arrondir leurs fins de mois…

Au fil du temps, nous avons pu voir que les retraités étaient de plus en plus nombreux à exercer une activité professionnelle afin d’occuper leurs temps libres. En effet, aujourd’hui, 400 000 retraités exercent une activité soit 3% d’entre eux. Ce chiffre peut sembler peu significatif mais néanmoins ila connu une évolution de 50% entre 2008 et 2015. Tout mène à croire que ce nombre continuera de croître dans le futur. Mais quel est le profil de ces retraités et quelles motivations les poussent à continuer de travailler ?

Parmi ces 400 000 retraités, nous pouvons compter 48% de femmes contre 52% d’hommes. L’âge moyen est d’environ 66 ans. Cette montée en puissance des retraités actifs est due notamment à des règles plus souples depuis 2009. Effectivement, il n’y a aujourd’hui plus de limite de salaire pour ces « nouveaux travailleurs », seulement ceux-ci doivent tout de même remplir trois conditions :

  • Avoir l’âge légal de départ en retraite
  • Pouvoir bénéficier de leurs retraites à taux plein, c’est-à-dire avoir validé toutes leurs annuités
  • Avoir liquidé leurs retraites (base + complémentaire)

A défaut, les retraités verront leurs salaires plafonnés. En général, le plafond de ce salaire est calculé de la façon suivante : la pension de retraite + le revenu doit être inférieur au dernier salaire perçu.

En plus de ces règles plus souples, les retraités sont parfois obligés d’exercer une activité professionnelle parallèle. Bien qu’ayant travaillés de nombreuses années et aspirant à une retraite méritée, ils se voient contraints de continuer à travailler afin de pouvoir honorer leurs frais quotidiens. Un exemple au JT de 13h sur France 2 où deux retraités, un homme et une femme nous ont expliqué leurs histoires. Le premier, Mr DUBAR Jean, 68 ans,  a contracté un emprunt suite à des difficultés personnelles. Il se voit alors dans l’obligation de rembourser 1500€ par mois, ce qui ne lui laisse pas de quoi vivre. Il a alors décidé de se mettre à son compte afin d’effectuer des travaux manuels. Catherine Leroy, 63 ans, a elle travaillé 41 ans, elle bénéficie d’une retraite à taux plein de 1200 euros. Néanmoins, avec le remboursement de son prêt immobilier, des impôts, de ses charges et de sa mutuelle, il ne lui reste que 150 euros pour pouvoir vivre. Les dépenses sont alors comptées.  Bien entendu, le fait de continuer à travailler est parfois aussi un souhait. Certains individus passionnés par leursmétierssouhaitentcontinuer à partager leurs expériences même à la retraite. Ceux-ci aiment se sentir utiles et continuer à développer ce lien social qui leur est cher.

Pour finir, les séniors (qu’ils soient retraités ou non) sont de plus en plus friands d’entreprenariat. En effet, le nombre de seniors entrepreneurs croit progressivement,phénomène qui est de bonne augure pour l’avenir professionnel des séniors, car oui, les séniors ont eux aussi un avenir professionnel. Il faut savoir que 13% des auto-entrepreneurs ont plus de 60 ans. Cette volonté de rester actif leur procure des revenus 33% supérieurs aux auto-entrepreneurs âgés entre 41 et 50 ans. Les séniors contribuent alors grandement au développement économique de la société notamment grâce à leurs reprises d’entreprises. Les séniors, grâce à leur grande expérience, présentent un profil idéal pour un projet de reprise. Avec l’augmentation de l’espérance de vie en bonne santé et la part des séniors dans la population qui va explosé (40% de la population française en 2030), le nombre de seniors actifs professionnellement ne cessera d’augmenter.

facebooktwittergoogle_pluslinkedintumblr